Stéphane Garnier auteur du livre « Agir et penser comme un chat » répond à quelques questions sur sa relation aux chats !

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« La communication animale, sans en connaître les tenants et aboutissants,
dans les circonstances que je viens de décrire, je peux vous dire que ça marche ! »

Stéphane Garnier, l’auteur du livre « Agir et penser comme un chat », m’a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur sa relation aux chats et spécialement à Ziggy.

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots (nom, prénom, ville, métier).

Stéphane Garnier – Auteur – 4 août 1974

Formation scientifique et technique.
Originaire de Lyon, je vis entre Lyon et Paris.

Dans mon CV : Une multitude de métiers étudiés ou pratiqués comme je m’amuse à l’énoncer sur mon site :
Une liste d’expériences à la Prévert, sans ordre et non exhaustive.
Ingénieur du son, ouvrier menuisier, parolier, concepteur de site web, auteur de nouvelles, ergonome cognitien, vendeur de vignette automobile, concepteur rédacteur en agence de communication, homme à tout faire en station océanographique, éditorialiste satirique pour webmagazine, chanteur, comptable, auteur de romans, trieur de colis, compositeur à mes heures, propriétaire et gérant de chambres d’hôtes, constructeur de base de données, vendeur de muguet, R & D pour internet, gestionnaire de patrimoine, responsable projet, franchisé de site de lingerie, agent immobilier, faiseur de café et videur de cendrier, blogueur, apprenti pisciniste, « nègre », président d’atelier de création de marques, beau-père : si, c’est un métier, poète, portraitiste : technique de micro mosaïque photo, juriste sur le tas par nécessité, spectateur puissant du genre humain…
Aujourd’hui, gérant de société, je passe le plus clair de mon temps à écrire.

 

Votre dernier livre « Agir et penser comme un chat ! » parle de votre relation avec Ziggy, de la manière dont Ziggy vous explique comment mieux vivre juste en le regardant.
D’où vient cette passion pour les félins et comment avez-vous eu l’idée d’écrire cet ouvrage?

J’ai toujours vécu avec des chats, depuis mon enfance, il y eut Sami, Papouf, Vanille, Whisky (mon premier vrai chat personnel !), et puis Shan et Ziggy frères et soeurs que j’ai adopté tout bébé. Shan est malheureusement décédée à cause d’une voiture à la fleur de l’âge, et Ziggy m’accompagne toujours à faire le tour de France, de maisons en appartements, jusqu’à aujourd’hui vivre avec moi à Lyon sur un bateau.

Ayant eu plus jeune également un chien, Kouros, j’ai toujours eu une plus grande attirance pour les chats, avec qui la compréhension était immédiate. Indépendance comme besoin de contact se faisait naturellement avec les chats, et surtout au même moment. Une complicité développée à l’extrême avec Ziggy avec qui je vis depuis 14 ans.
On peut être attaché, attachant, tout en préservant sa liberté et son indépendance, ses envies, tout en cultivant ses besoins naturels, son art de vivre respectif. C’est avec les chats que je me suis retrouvé en adéquation sur ce mode de fonctionnement.
Je n’ai pas compris moi-même pourquoi j’avais mis si longtemps à penser à écrire cet ouvrage, tout était là, devant moi, je profitais de l’expérience et de la compagnie de Ziggy, sans pour autant penser un jour à la partager avec d’autres. De l’instant de l’idée, tout est allé vite, peut-être n’avais-je pas fini de mûrir ces enseignements auparavant, peut-être d’ailleurs n’ai-je pas encore fini, mais suffisamment aujourd’hui pour vous amener ce premier volume d’observations et d’expériences des qualités et facultés du chat adaptables à l’homme.

 

Quelle est votre relation avec les chats et tout particulièrement Ziggy ?
Quelle est sa place dans votre vie ?

J’ai mis longtemps à comprendre les signaux qu’il m’envoyait, en dehors de ses besoins et envies personnels pour lesquels, comme tout chat, il était très insistant ! Mais il m’envoyait aussi des signaux sur ma vie, ce qu’on appelle des « signaux faibles », des indices, des routes à prendre, des orientations à suivre, des livres à ouvrir…

Je ne l’écoutais pas au départ. Je ne parvenais encore à décoder ses messages, alors que depuis longtemps il me disait à coups de pattes, de tête, à piétiner sur mon clavier : « Il est 22h, tu as les yeux dans les chaussettes, et tout ce que tu écris ce soir sera bon pour la poubelle demain ! Tu verras ! »
Il avait raison.
Il voulait que je m’occupe de lui, mais aussi que je m’occupe de moi ! Car têtu comme je l’étais dans ces moments-là, je le repoussais sur le côté du bureau pour continuer… mais lui restait là, à m’observer, vautré sur une pile de papier, avec dans son regard autant de bienveillance que d’air navré à mon sujet.
Ziggy m’inspire autant qu’il peut devenir transparent dans mon univers, car il est, et s’y trouve imbriqué. Il est l’ambiance de ces murs, la lumière et la vibration de chaque pièce, qu’il soit ou non présent à l’instant au même endroit que moi.

Nous sommes d’une certaine manière interconnecté sans que je puisse l’expliquer clairement. Je sens et ressens sa présence comme il sent la mienne, même à distance.

 

Je me suis parfois amusé à la télépathie avec lui, alors que j’étais dans une pièce, pour le faire venir, par jeu, étonnamment, ça a marché, pas à chaque fois, mais d’un point de vue cartésien, statistiquement, beaucoup plus d’une fois sur deux.
Nous sommes autant connectés, proches, câlins, qu’indépendants, et pas un ne vient empiéter sur le besoin de tranquillité de l’autre, étrangement, dans cette relation, sans avoir besoin de le dire, chacun le sait. Une sorte de respect mutuel pour le bien-être de l’autre.


La présence des chats vous est-elle essentielle ? Et pourquoi?


Essentielle, elle l’est devenue, car la présence des chats ouvre une porte vers quelques chose d’impalpable, d’indéfinissable, si tant est qu’on y soit ouvert et sensible, si tant est qu’on soit curieux…

Il est compliqué de définir avec des mots cette sensation, mais lorsque vous êtes en compagnie d’un chat avec qui vous partagez pleinement votre vie, alors que le soleil se couche par exemple, qu’il est assis à le fixer à côté de vous, et qu’il se tourne pour vous jeter un regard complice, c’est comme s’il vous donnait accès à un monde plus vaste, plus calme, plus grand, au sens de hauteur de vue et de grandeur d’âme… Vous vous sentez alors apaisé et plus fort… Les pécadilles du quotidien vous semblent lointaines, et c’est comme s’il redessinnait pour vous l’ordre des priorités, et les grands tournants passés et à venir de votre vie, car à cet instant-là, ce sont les seuls pensées qui vous viennent à l’esprit.

 

Une anecdote heureuse ou insolite avec Ziggy ?

Beaucoup d’anecdotes en 14 années de vie commune !

Une anecdote amusante sur sa capacité d’adaptation suite à son amputation de la patte (cf ci-après), que je relate dans mon livre.
Après son accident, je l’observais beaucoup pour voir s’il ne parvenait plus à faire certaines choses… Rien n’avait changé. Bondir, grimper aux arbres, chasser, sauter des murets… Identique. Vivant à l’époque à la campagne, la lutte territoriale était rude : chacun chez soi ! Comment allait-il pouvoir se débrouiller devant ces gros matous avec une patte en moins ?

Un jour alors qu’il était au milieu de son jardin, chez lui, un gros chat roux est entré sur le terrain en traversant la haie… N’importe quel chat se serait mis à l’affut, en mode combat, ou l’aurait poursuivi pour le faire fuir… pas Ziggy, plus maintenant, plus comme ça, avec cette patte en moins.
Je n’ai pas fait un bruit, et j’ai observé le manège.
Le gros chat s’est mis à longer la haie, en s’approchant de côté, il observait Ziggy qui ne bronchait pas, toujours planté au milieu du terrain, et je voyais que le gros chat ne comprenait pas cette attitude…
Il a alors pris de l’assurance, et s’est mis à faire des cercles concentriques autour de Ziggy… Il ne bougeait toujours pas. Au cas où il se fasse malmené, j’étais prêt à intervenir, mais je voulais voir ce qu’il faisait… pourquoi ne bougeait-il pas?
Le gros chat s’approchait, tournait, se retournait, se rapprochait de plus en plus… et tout à coup, j’ai vu Ziggy basculer sur ses pattes arrières doucement, prenant la posture d’un kangourou, droit comme un I, et sa patte avant gauche en garde, comme un boxeur…
Le gros chat ne comprenait toujours pas cette attitude inhabituelle, mais se sentait en confiance pour aller se battre avec l’éclopé.
Ziggy ne bougeait pas, en garde, il attendait, attendait… et l’autre se rapprochait, j’étais accroché à la fenêtre…
Et tout à coup, alors qu’il avait jaugé l’exacte distance d’avec le gros chat, Ziggy lui a envoyé une énorme gauche de boxeur, de quoi assommer un boeuf ! Le gros chat était sonné, il ne s’y attendait pas, Ziggy s’est rapproché un peu pour lui remettre la même, et le gros chat s’est alors sauvé en courant, ce n’est qu’à ce moment-là que Ziggy s’est mis à le courser pour le faire fuir définitivement de son territoire !
Quelle victoire en deux coups, quelle force dans sa patte, quel punch !
Force et précision, il ne se battait plus comme les autres chats à se rouler pendant des heures et à s’écharper !
Car cette seule patte lui restant à l’avant, il l’avait développé au maximum, il n’avait en fait jamais été aussi fort, à chaque jour sur une seule patte pour soutenir son poids, grimper aux arbres, sauter, courir… Oui car il courait et vite ! Mais plus comme un félin qui se tracte non plus, mais comme un lapin qui se propulse ! Etonnant !

Et du gros chat roux, on n’entendit plus jamais parler ! J’étais fier, heureux pour lui, et rassuré ! Il avait gagné !

Selon vous, à quoi reconnaît-on un chat heureux ?

Un chat heureux reste avec vous simplement.
A part s’il est enfermé sans choix dans un appartement.
Mais un chat libre d’aller et venir (même si parfois on n’a pas le choix), comme je l’affectionne, en toute liberté et qui revient à tout instant de la journée et notamment le soir, est un chat heureux.
Le chat possède comme moteur principal son bien-être, et fera tout pour se sentir bien et le cultiver.

Un chat malheureux, s’il en a la possibilité s’en va. C’est pour lui aussi simple que cela. Et nous ferions bien de nous en inspirer ! Aucun chat ne reste dans un univers qui ne remplit pas ses besoins de confort et son aspiration au bien-être et à la tranquillité. Il trouvera mieux ailleurs, d’instinct, il le sait. Et il trouvera, n’ayez pas d’inquiétude à ce sujet ! Car il saura se « vendre » à un nouveau foyer qu’il ressentira comme bon pour lui, et auquel, ce qu’il y apportera sera reconnu à sa juste valeur !

Pensez-vous que les animaux contribuent à notre bien-être ?

Sans aucun doute !

Si oui, de quelle(s) manière(s) ? Ont-ils une valeur thérapeutique à vos yeux ?

 

L’apaisement psychologique, et le chemin vers une forme de paix intérieure en sont certainement les formes les plus connues et les plus répandues.

On parle beaucoup aujourd’hui de ronron thérapie, mais depuis des siècles les personnes âgées caressent leurs chats au coin du feu pour soulager leurs rhumatismes…
Il y a apparemment beaucoup d’applications qui se décryptent aujourd’hui, certaines sont vraies, d’autres peut-être exagérées, mais pour ma part, à observer les endroits où il aimait se poser sur moi, j’ai pu remarquer qu’il s’agissait toujours de partie du corps où les organes étaient fatigués par moments.
En tant que fumeur (désolé), se vautrer sur mes poumons des soirées entières le ravissaient, ce qui m’empêchait de voir la télé ! Quand j’ai eu le pied cassé, idem, mais difficile de supporter son poids avec la fracture…

Les chats possèdent une valeur thérapeutique, c’est certain, mais je crois que dans votre spécialité, vous êtes certainement plus à même que moi d’avoir un éclairage plus avancé en ce domaine. 😉

Avez-vous été confronté à un problème de comportement ou de santé avec Ziggy ? Si oui, avez-vous eu recours à des pratiques alternatives comme la naturopathie, la communication animale ou l’énergétique ?

Je n’ai jamais connu de problème de comportement avec lui, la liberté, pour lui comme pour moi était à la base de notre relation. Un respect mutuel de nos vies connectées, de nos besoins, de notre zone de confort respectif, et tout se déroulait simplement, dans la complicité, le jeu, l’affection et le calme.

Son plus gros problème de santé à été de se faire percuter par un moto à l’âge d’un an. Centres nerveux derrière l’épaule écrasés, plus aucune sensation dans sa patte avant droite, le vétérinaire voulait l’amputer par crainte qu’un jour il ne revienne durement blessé et se vidant de son sang, car n’ayant plus aucune sensation dans la patte. J’ai refusé, espérant que sa sensibilité revienne, et ce qui devait arrivé arriva… il ne souffrait pas, mais j’ai du l’emmener d’urgence pour qu’il se fasse amputer.
A son réveil, le vétérinaire était éberlué, car me voyant, Ziggy m’a sauté dans les bras avec son pansement en m’enlaçant le cou comme un enfant.
Il allait bien, une patte en moins ! Par contre, la seconde « douloureuse » fut pour moi, après les deux interventions, le vétérinaire m’annonça l’addition…

J’étais au chômage, et sans revenu… J’ai du étaler en cinq fois le paiement après avoir emprunté de l’argent.
Ce détail technique a son importance, car arrivé à la maison, le lendemain soir, j’ai eu une discussion avec lui, mais une vraie !
C’était simple, je venais de m’endetter jusqu’aux yeux pour lui sauver la vie, et s’il faisait des bêtises le temps qu’il cicatrise et se remette pleinement, je n’aurais simplement plus les moyens de payer pour ses soins. Ca a duré des heures, il me regardait fixement, tendrement, je voulais qu’il comprenne que maintenant, on n’avait pas d’autre choix qu’il se remette et qu’il reste en bonne santé pour très longtemps !
Il n’a plus jamais été malade par la suite, pour moi, pour lui !
Je n’ai pas testé la naturothérapie, ni l’énergétique, mais la communication animale, sans en connaître les tenants et aboutissants, dans les circonstances que je viens de décrire, je peux vous dire que ça marche !

Si vous aviez une baquette magique, aimeriez-vous vous transformer en chat ?

Oh que oui ! Mille fois oui ! J’aimerais parfois me débarrasser de 80 % de mes pensées humaines, qui sont au final parfaitement inutiles ! Mais je ne suis qu’un homme, pour l’instant… On verra peut-être ça dans une prochaine vie !

Contact :

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Frédérique Destexhe Frédérique Destexhe
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