Sylvie Degrelle, journaliste, nous parle de sa relation avec Scofield

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Il me fait rire sans arrêt. Sa façon d’envoyer bouler ce qui l’embête. Son air dédaigneux. Ses miaulements au réveil. Cette façon qu’il a dit de me faire comprendre que c’est lui le chef de notre meute. (Je le lui laisse bien volontiers penser. En lui rappelant quand même que ce n’est pas lui qui va bosser pour payer les croquettes. 😀 )

Sylvie Degrelle m’a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur sa relation avec son chat Scofield.

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 38 ans, je vis à Bruxelles, en appartement, je suis journaliste et célibataire. Je n’ai pas d’enfant. J’ai un chat de 9 ans, un européen noir, que j’ai appelé Scofield (comme le héros de la série Prison Break) puisque qu’il est entré tout seul dans sa cage de transport, pour tenter de s’en évader une fois la porte fermée.

Vous avez un chat, pouvez-vous me dire d’où vient cette amour pour les félins ?

J’ai grandi à la campagne, au milieu de toutes sortes d’animaux, ils ont toujours fait partie de ma vie. J’aime tous les animaux, mais les chats ont toujours eu ma préférence.
Leur grâce, d’abord, leur indépendance. Leur côté « Je n’ai pas besoin de toi, mais je vais quand même venir me vautrer sur toi pour me faire caresser et ronronner comme un tracteur ».

Quelle est votre relation avec Scofield ? Quelle est sa place dans votre vie ?

Elle est vraiment immense. Il n’en sait rien, évidemment et doit certainement penser que je n’en fais pas assez pour lui, mais il m’arrive souvent de rentrer plus tôt d’un repas ou du boulot parce qu’il est resté seul trop longtemps. Je ne m’absente jamais plus de 24h, et quand je pars en vacances, je stresse comme une folle en espérant que la personne qui vient s’occuper de lui le fait correctement. Quand j’ai adopté Scofield, j’étais en couple, je vivais dans une grande maison. A la séparation, il est venu avec moi, il a joué un rôle vraiment énorme dans cette épreuve.
Aujourd’hui, il me réveille tous les matins, 30 secondes avant la sonnerie du réveil. Si je vais me coucher plus tard que d’habitude, il va dans la chambre et se met à miauler, comme pour me rappeler à l’ordre. Quand je rentre du boulot, il est éveillé, on dirait qu’il m’attend et si je rentre plus tôt que prévu, je le surprends toujours en pleine sieste.
Scofield a ses petites habitudes, il aime les rituels, il déteste les imprévus. Et il est très impatient (pas question de le faire attendre, par exemple, sinon c’est hurlements garantis).
En fait on a les même traits de caractère, les mêmes défauts, je ne pense pas que ce soit un hasard.
Il est comme l’anti héros d’un film. Un caractère de cochon, on a envie de le détester, mais on n’y arrive pas parce que ça le rend terriblement attachant. Je l’aime comme il est, je n’essaye plus de le changer.
Il y a quelques années, je l’ai confié quelques jours à mes parents, à la campagne. Ca ne s’est pas bien passé, il n’a même pas quitté ma chambre. Et m’a réservé un accueil digne de celui d’un chien, à mon retour. Après avoir discuté avec Frédérique, j’ai compris que Scofield ne tenait pas spécialement aux grands espaces, qu’il voulait juste être avec moi. Veiller sur moi. C’est ce qu’il fait. Et je ne sais pas comment le lui rendre.

La présence d’un chat vous est-elle essentielle ? Et pourquoi ?

C’est difficile à expliquer. Je pourrais vivre sans lui, ce serait plus simple pour moi, point de vue organisation, mais je n’imagine pas qu’il ne soit plus là et je n’imagine pas non plus un autre chat. Même un plus gentil, plus câlin. C’est lui, c’est mon chat, je ne peux pas expliquer ça, mais lui et moi ont fait une sacré paire.

Une anecdote heureuse avec Scofield ?

Plein ! Il me fait rire sans arrêt. Sa façon d’envoyer bouler ce qui l’embête. Son air dédaigneux. Ses miaulements au réveil. Cette façon qu’il a dit de me faire comprendre que c’est lui le chef de notre meute. (Je le lui laisse bien volontiers penser. En lui rappelant quand même que ce n’est pas lui qui va bosser pour payer les croquettes. 😀 )

Et quand il m’a ramené fièrement un bout de carcasse de poulet, ramassé sur la terrasse. C’est complètement idiot parce que je sais que tous les chats font ça.. Mais il était tellement fier, tellement solennel en déposant son bout d’os à mes pieds. C’est comme s’il avait le sens de la mise en scène, en fait. J’adore.

Selon vous, à quoi reconnaît-on un chat heureux ?

Bonne question, puisque je me demande sans arrêt si le mien l’est vraiment.

Pensez-vous que les animaux contribuent à notre bien-être ? Si oui, de quelle(s) manière(s) ?
Ont-ils une valeur thérapeutique à vos yeux ?

D’abord, je ne souffre d’aucune allergie ou intolérance et je suis absolument persuadée que c’est parce que j’ai toujours été en contact avec des animaux. Des études ont prouvé que la meilleure façon de renforcer le système immunitaire était de mettre les enfants en contact avec les allergènes.
J’ai constaté aussi que rien ne me calme mieux que les ronrons de Scofield. D’ailleurs, il le sent. Et vient spontanément réclamer des caresses quand je ne suis pas bien.
Il me réveille aussi la nuit quand je fais des hypoglycémies (je suis diabétique). Il m’a certainement sauvé la vie plusieurs fois. Donc oui, la valeur thérapeutique : complètement.

Avez-vous été confronté à un problème de comportement ou de santé avec Scofield ?

Quand il était plus jeune, il faisait des cystites assez régulièrement. Ce qui a été résolu avec des croquettes spéciales. En dépit d’un régime assez strict, Scofield est franchement gros. Quand je cuisine, il réclame, quand je mange, il essaye de piquer des trucs dans mon assiette et quand j’ouvre le frigo, il essaye de s’engouffrer dedans. J’essaye de le faire bouger, en lui achetant des tas de jouets, dont il n’a strictement rien à faire.

Si oui, avez-vous eu recours à des pratiques alternatives comme la naturopathie, la communication animale ou l’énergétique ?

J’ai découvert les services de Frédérique par hasard, j’ai tenté le coup, un peu amusée, franchement sans trop y croire. Ce qu’elle m’a dit me parlait totalement. C’est comme si elle était entrée dans la tête de Scofield et dans notre vie. Sur ses conseils j’ai utilisé les fleurs de Bach. Avec un résultat. Pas spectaculaire, mais un résultat quand même.

Si vous aviez une baquette magique, aimeriez-vous vous transformer en chat ?

Sans aucun doute, oui, clairement. Pour comprendre leur façon de raisonner.

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Frédérique Destexhe Frédérique Destexhe
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