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Vaincre vos peurs, croire en vous et réinventer votre vie grâce à votre chat ! Interview de Stéphane Garnier

Stéphane Garnier, l’auteur des deux tomes : “Agir et penser comme un chat”, m’a fait l’honneur de répondre à quelques questions sur la manière de réinventer sa vie grâce à son chat.

« La peur ne sert à rien » nous dit Ziggy.

Pensez-vous que, par empathie, le chat peut nous libérer de nos peurs ou d’une maladie en la prenant sur lui ?

La peur ne sert à rien car elle n’empêche ni le danger ni les choses d’arriver. La peur ne fait que démultiplier le sentiment de panique et les craintes.

D’un point de vue félin, le chat, par son pouvoir calmant et apaisant peut, et nous libère déjà de nos angoisses par le simple fait d’être à ses côtés, de le caresser, de le câliner. En ce sens, il peut nous libérer de nos peurs, de nos angoisses, car il a ce pouvoir d’aspirer et de canaliser sur lui nos pensées les plus sombres.

C’est un rôle protecteur assez étrange qu’il joue à nos côtés quand il prend ainsi sur lui tout ce qui nous tracasse. Je me suis toujours demandé ce qu’il faisait, lui, de mes angoisses, de mes craintes, une fois qu’il les avait absorbées. Parvenait-il à les digérer ? Avait-il un moyen lui-même de s’en débarrasser ? Quand sommes-nous parfois incapables de le faire sans lui ? J’aime à penser que durant ses longues heures de sommeil, le chat procède à une sorte de transfert de tout ce mal qu’il est capable d’absorber. Qu’il s’en décharge vers un ailleurs, comme une sorte de messager.

Quant aux maladies, de multiples exemples et témoignages corroborent la détection de maladies. Des chats se collaient et ronronnaient fortement sur une tumeur au sein, comme voulant la guérir, de telle sorte qu’elle fut découverte ainsi.

Peut-il guérir ? Je ne sais. Mais sa volonté de le faire va indéniablement en ce sens.

Que pensez-vous de l’effet-miroir entre un chat et son gardien? Pensez-vous que le chat peut refléter certains traits de caractères ou émotions de son gardien ?

Oui, tout à fait. Il y a, si ce n’est du mimétisme, du moins une adaptation du mental du chat à celui de son maître, de son gardien comme vous dites. Le chat est une éponge qui ressent d’autant plus précisément et avec force les pensées et les sentiments de son maître qu’il a passé de temps avec lui. Plus les années passent, plus le lien se tisse et se resserre. Et plus le chat et son maître se ressemblent au final. Une compréhension bilatérale qui confine à la complicité de chaque instant.

Le caractère du chat, même s’il est unique et indépendant, peut se moduler en fonction du caractère plus ou moins calme ou agité de son maître. Je crois qu’au final, les chats finissent toujours par ressembler un peu à leur maître, et inversement !

Pensez-vous qu’un chat, même s’il est malheureux, peut rester avec son gardien pour que ce dernier puisse évoluer sur son chemin ?

Par défaut, les chats ne restent pas dans un environnement qui ne les rend pas heureux, s’ils en ont la possibilité. Mais il se peut que si le mal être du chat ne provient pas de son maître, celui-ci reste à ses côtés, pour le soulager.

Si le chat sait que son maître n’est pour rien dans son mal-être, alors je pense qu’il restera pour le soulager de sa peine, pour l’aider, en prenant sur lui tout ce qu’il peut. En espérant peut-être que la situation évolue. Je reste persuadé que les chats sont à nos côtés pour, à leur manière, nous aider sur notre chemin de vie.

Comment se connecter au mieux à son chat ?

 Ne pas penser, ne surtout pas penser, à mon sens. J’ai essayé à plusieurs reprises d’établir une connexion « volontairement » avec mon chat, cela n’a jamais fonctionné. La pensée concentrée et poussée vers l’animal ne fonctionne pas ou rarement, d’après ce que j’ai pu observer. Il s’agit davantage d’une ouverture, d’un laisser-aller. Comme si on se plongeait dans une sphère spirituelle commune, en dehors de toute conception mentale humaine et architecturée, c’est davantage de l’ordre du glissement de la pensée, du ressenti.

Difficile à expliquer, difficile à maîtriser, c’est l’émotion et le sentiment qui amènent au mieux à cet état, à cette possibilité de partage.

« Naître avec un chat, c’est naître libre ». Pourriez-vous nous réexpliquer cette affirmation ?

Par son état, lorsqu’on naît avec un chat, celui-ci nous montre dès la plus petite enfance sa manière d’être et de vivre. Sa quête de bien-être et de liberté insatiable, un exemple à côté duquel on grandit, dont notre cerveau prend note sans que nous nous en rendions compte. Naître avec un chat, c’est comme être perfusé au plus profond de son cerveau par certaines aspirations du chat. Des désirs profonds qui restent, sans qu’on les devine, gravés à tout jamais. Tout comme notre éducation parentale, notre conditionnement social, le chat va, à notre insu, nous instiller de grandes orientations, de grandes lois qui vont orienter notre vie, en se contentant de vivre et d’agir à sa guise à nos côtés.

Sa liberté d’être va se cristalliser en nous comme d’autres modèles d’apprentissage, mais il y a des exemples et des orientations éducatives bien pire à suivre que la volonté d’être libre et de construire sa vie, en fonction en partie de cet élément-là !

Pour vous, chaque chat est unique. Parlez-nous un peu de vos deux nouveaux petits protégés : Néo et Wallace.

Ils sont tous les deux bien différents l’un de l’autre et bien différents de Ziggy. Encore jeunes, ils se construisent ensemble et séparément. Je les appelle mes deux cerises ! Ils font tout ensemble, au même moment. Mais vraiment tout !

Wallace est l’explorateur, curieux de tout, chasseur, toujours en quête d’une nouveauté, d’une aventure, d’une découverte et incollable sur l’heure des repas ! Il a un profil de danseuse, extrêmement souple et léger, on a l’impression qu’il glisse sur le sol sans un bruit.

Néo lui, c’est le sportif, plus trapu, plus pataud aussi, même si ça s’arrange. Il adore « ranger » à ma place, c’est-à-dire mettre par terre tout ce qui se trouve à portée de patte. Il n’aime pas trop qu’on dérange ses habitudes. C’est le père câlin par excellence, à toujours vouloir monter sur les bras, quand Wallace, lui, même s’il est très affectueux, préfère être posé à côté, avec un simple contact du bout de la patte, alors que j’écris ces lignes.

Notre relation se construit un peu plus chaque jour, des automatismes se créent, la zone de compréhension s’élargit. Cela demande du temps mais, comme pour Ziggy, ils profitent d’une totale liberté de vie, d’aller et venir, et de faire ce qu’ils veulent quand ça leur plaît, tout en n’oubliant jamais de venir régulièrement me montrer leur petit museau comme pour dire : “T’inquiète, on est juste sur le bateau d’à côté !”

Selon vous, quelles sont les attitudes ou signaux que le chat peut manifester pour nous mettre en garde dans telle ou telle situation ? Avez-vous un exemple ?

 Mes petits nouveaux sont encore jeunes, et nous ne nous connaissons pas encore assez, mais avec Ziggy, le plus étonnant c’était l’attitude qu’il adoptait avec des personnes potentiellement toxiques pour moi, lorsqu’elles passaient à la maison. Il est devenu au fil du temps un véritable baromètre de mes fréquentations ! Quand une nouvelle personne arrivait, je l’observais. S’il détournait la tête, et qu’il changeait immédiatement de pièce en dénigrant ouvertement la personne, en passant volontairement pour se frotter à mes jambes avant de sortir : ce n’était vraiment pas bon signe. S’il restait posté sur un accoudoir ou le rebord d’un meuble à l’observer sans bouger, c’est qu’il y avait un doute. J’avais l’impression qu’il l’observait comme attendant l’erreur de comportement, juste pour que le masque tombe. C’était assez drôle à observer. Plus je me suis fié à lui, moins je me suis trompé. Et en effet, ma petite voix me racontait le même ressenti que lui avait naturellement. Cet instinct, la plupart d’entre nous oublions de l’écouter trop souvent.

Que devrions-nous faire pour nous rendre compte que le chat nous fait passer des messages ?

 Un changement de comportement répétitif dans une même situation est facilement décelable. Si à chaque fois que vous descendez dans cette cave où vous vous sentez mal à l’aise, il vous suit en miaulant sans arrêt, alors qu’habituellement il ne miaule pas autant, c’est peut-être qu’il y a une raison.

Le fait qu’il se mette à tourner dans vos pieds sans arrêt en miaulant alors qu’il ne le fait pas habituellement est un signe pour lui ou pour vous également.

Le plus frappant pour moi a été les endroits où se couchait systématiquement Ziggy alors que j’avais le pied dans le plâtre, toujours les mêmes piles de papiers, toujours les mêmes livres. Comme pour me dire : “Tu devrais rouvrir ce dossier, ou te plonger dans ce bouquin, ça te sera utile…”

Il faut être à son écoute, aussi bien dans ses mots que dans ses attitudes, le suivre quand il veut nous emmener quelque part.

Quelle place pour les chats dans l’avenir ?

 Avec plus de 500 millions de chats à travers le monde, et compte tenu de leur rapidité de reproduction, que ce soit en nombre de périodes de chaleur, en temps de gestation et en nombre de petits par portée, je me dis que les chats sont raisonnables, car s’ils le désiraient, il ne leur faudrait pas dix ans pour être plus nombreux que les humains sur Terre, et la castration n’y ferait rien.

Sommes-nous aussi raisonnables qu’eux à observer la courbe galopante de la population humaine mondiale sur une planète aux zones habitables comme aux ressources limitées ?

Quelle place pour les chats demain ? Je ne sais, peut-être celle d’un exemple de vie comme de survie dont on pourrait s’inspirer.

Anatole France disait ceci : « Tant que vous n’avez pas aimé un animal, une partie de votre âme sera toujours sans éclat, endormie. ». Qu’en pensez-vous ?

Peut-être pas endormie, mais il est vrai que la forme d’affection et d’amour que l’on porte et qui se construit avec un animal est bien différente de celle que l’on peut avoir pour sa famille, son conjoint, ses enfants, ses amis.

Dans notre cœur, sans ce lien d’amour avec l’animal, il restera toujours, même si nous ne nous en doutons pas, une case à remplir, un vide.

De plus, au-delà de la relation sentimentale, c’est aussi avec le chat, mais peut-être avec d’autres animaux également, une forme d’ouverture sur le monde, sur l’ailleurs qu’il nous offre, de quoi faire vibrer et briller notre âme en esquissant pour nous les contours d’une vie et d’un monde jamais fini.

Pensez-vous que le chat puisse redonner confiance à son gardien ?

Le chat ne nous juge pas, mais on a le sentiment qu’il nous surveille toujours du coin de l’œil. Il a une attitude bienveillante à notre égard. Le rôle d’extrême confident qu’il peut endosser pour nous peut nous permettre de nous décharger de nos peines, de nos secrets, de nos doutes, quand nous n’osons pas nous confier sur certains sujets, même à nos meilleurs amis. Ainsi, apaisés, nous pouvons « reprendre le dessus », voir à nouveau la bouteille à moitié pleine et non à moitié vide. En nous désembrumant le cerveau, et en nous permettant de sortir d’un tunnel psychologique par son écoute et son pouvoir d’apaisement, le chat peut ainsi redonner confiance à son gardien, à son maître.

Encore un immense merci à Stéphane pour l’écriture de la préface de mon livre : “Mon chat, mon guide” .

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17 septembre 2019

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